2011 - Le Tour du Mont Blanc

 

(Cliquez sur les photos pour les agrandir)

 

 

Sommaire :

 

 

1 - Généralités / Le tour du Mont Blanc en chiffres

2 - La préparation

3 - Le récit du tour / Les étapes

4 - Le matériel, la composition et le poids du sac

 

 

 

1 - Généralité / Le tour du Mont Blanc en chiffres

 

Guide : « Tour du Mont Blanc » de la Fédération française de Randonnées (Ref. 028)

http://www.cdrp74.fr/gr/grtmb.html

 

Le Tour du Mont Blanc c’est une boucle d'environ 166 km, présentant un dénivelé positif total d'environ 10000m, une altitude minimum de 1000 m (Les Houches) et une maximum de 2756 m (variante de la Tête nord des Fours). La boucle se fait entre 21 heures (vous avez bien lu, c'est le record de l'Ultra-Trail) et 12 jours. La plupart du temps les randonneurs moyens tablent sur dix jours. Environ 30000 randonneurs empruntent le TMB chaque année.

 

  

 

Dominique à l'attaque dans le Grand Col Ferret

 

S'il est indispensable de réserver pour les groupes, un randonneur seul trouvera quasiment toujours de la place dans les refuges. Hors période d'affluence (10 juillet / 15 août) la réservation peut se faire quelques jours avant le départ. Nous avions quant à nous arrêté la date de départ du trek en fonction de la météo à 10 jours. Il est évident que la météo est le facteur clé de la réussite de ce trek.

 

Le site de l'OHM donne la liste, les numéros de téléphone et les tarifs de tous les refuges :

http://www.ohm-chamonix.com/hut_list.asp?id_lang=1&id_area=0&id_route=0&search_words=

 

Les + : Des paysages grandioses, la possibilité de coucher et manger tous les soirs en refuges, la proximité (situé en France), une excellente couverture sécurité en cas de problème, une excellente documentation (Guide et cartes), le dépaysement (passage dans trois pays)

 

Les - : Fréquentation importante (surtout du 15 juillet au 15 août), coût plutôt élevé des refuges, surtout coté suisse

  



 

 

 

2 - La préparation :

 

Le TMB ne présente aucune difficulté technique. Quel niveau d’entraînement pour l’effectuer dans de bonnes conditions ? Je dirais que pour un marcheur moyen, il faut, dans les semaines qui précèdent le départ, avoir effectué au moins cinq sorties comportant un dénivelé de 1000 mètres, sans être lessivé.

La difficulté peut résider dans le découpage que vous allez vous imposer. Il est évident que c'est plus difficile en 6 jours qu'en 10. En dix jours, il faut compter cinq à sept heures de marche par jour. L'effort sera également différent entre ceux qui marchent tranquillement, régulièrement, et ceux qui veulent réaliser des chronos.

Les petits bobos (surtout à notre âge) représentent le principal risque : Tendinites, ampoules, claquages.

Le TMB peut se faire en autonomie ou en couchant tous les soirs dans un refuge ou un gîte. C'est cette dernière option que nous avions retenue. Le plus souvent une demi-pension est proposée avec possibilité de prendre un pique-nique pour le déjeuner suivant. 

 


 

  

 

3 - Le récit du tour / Les étapes

 

1er jour, 25 juin 2011 : Les Houches / Chalet du Truc.

Nous laissons la voiture aux Houches, sur le parking du téléphérique de Belle-Vue. Nous n’avons pas marché plusieurs jours d’affilé depuis bien longtemps, aussi prenons-nous le téléphérique de Belle-Vue qui nous monte à la Chalette. Nous avons choisi la variante du col de Tricot qui est plus « montagnarde ». Vue superbe sur le glacier de Bionnassay et, après le col du Tricot, sur les Dômes de Miage. La descente du Col du Tricot est inconfortable. Au chalet de Miage, nous dégustons un petit café dans les fauteuils relax, face aux Dômes de Miage. Nous avons le sentiment que notre balade est bien partie.

Au chalet du Truc, bon accueil de Bernadette. Pas de douche ni d’eau chaude mais le dortoir et les sanitaires sont d’une propreté méticuleuse. Après une toilette « à l’ancienne » nous admirons le coucher de soleil sur la chaîne des Aravis. Bernadette nous parle de ses parents et de ses grand-parents qui « montaient » les bêtes dans les alpages durant l'été. Son frère exploite toujours la quarantaine de vaches qui paissent alentours. On peut aller voir la traite si l'on veut. Bernadette n'est allée qu'une seule fois à Paris. Ce qui l'a le plus marquée dans la capitale ? Une dame assise à l'entrée d'un urinoir. Elle dit qu'elle est bien dans ses montagnes.

 

 

 

 


2ème jour : Chalet du Truc / Refuge du Bonhomme.

Après Notre Dame de la Gorge le sentier grimpe sec. Il fait très chaud. Le dimanche, il y a beaucoup de monde sur le TMB : Tous ceux qui font le tour du Mont Blanc et ceux qui font la balade dominicale vers les lacs Jovets. Quelques randonneurs du dimanche sont à la peine dans la montée du col du Bonhomme : Difficulté sous-estimée, petit déjeuner insuffisant, déshydratation.

Arrivée au refuge de la Croix du Bonhomme nous nous offrons une bière pression et du gâteau aux noix, un vrai bonheur ! Ce refuge se trouve à la fois sur le TMB, sur le GR5 et sur le tour du Beaufortin. Il est donc très fréquenté. C'est néanmoins une bonne option car il évite de descendre aux Chapieux dans la vallée. (En effet, le lendemain, la portion Chapieux / La Ville des glaciers par la route présente peu d'intérêt)

 

 

3ème jour : Refuge du Bonhomme / Refuge Elisabetta.

Bonne météo, peu de neige cette année, nous choisissons donc la variante du col des Fours. Nous sommes les premiers à grimper. Les premiers rayons du soleil commencent à effleurer les sommets. Les bouquetins sont au rendez-vous sur les crêtes, hiératiques. Au col des Fours, les névés étant aisément franchissables, nous poussons jusqu’à la Tête nord des Fours à 2756m. Très beau panorama, table d’orientation. La descente du col des Fours est inconfortable. Nous apprendrons le soir qu’un randonneur belge s’y est fracturé la jambe et a dû être évacué par hélico. Passage du col de la Seigne, nous sommes en Italie. Le refuge Elisabetta, perché sur son promontoire, adossé au glacier de la Lée Blanche est accueillant. Un bémol, nous dormons sur des châlits, serrés comme des sardines. A coté de moi un canadien taillé comme une armoire à glace me souffle doucement son haleine tiède sur le visage. J’essaie de positiver en me disant qu’il aurait pu boire du mauvais vin ou manger de l’ail... Je me tourne vers ma Douce...

 

  

Le refuge Elisabetta


4ème jour : Refuge Elisabetta / Refuge Bonatti.

Mince, je m’aperçois que je me suis trompé dans le calcul du temps de l’étape. J’avais prévu 6h50, en fait ce sont 9h00 de marche qui nous attendent. Dominique me jette un regard noir. Plusieurs randonneurs nous ont confirmé que la descente du col Chécrouit vers Courmayeur présentait peu d'intérêt. Nous marchons donc jusqu’à la Visaille pour prendre un bus jusqu’à Courmayeur. Après les courses et un petit café dans la charmante station italienne, nous reprenons le TMB. Bière fraîche au refuge Bertone pour la pause. Des amis nous ont dit le plus grand bien de la variante par la Tête de la Tronche, mais nous marchons à l'économie et nous poursuivons par le sentier du TMB.

La vue sur le Mt Blanc et les Grandes Jorasses est magnifique. Nous arrivons au refuge Bonatti qui est le plus confortable, pour ne pas dire luxueux, des refuges du TMB.

Nous observons les randonneurs qui farniente sur la terrasse. Beaucoup soignent leurs bobos : ampoules, tendinites. Une jeune française s’est claquée le mollet et ne peut plus marcher. Nous sommes au quatrième jour, le mauvais jour pour les randonneurs mal préparés.

 

 

Refuge Bonatti

 

 

5ème jour : Refuge Bonatti / Gîte de la Peule.

Nous descendons jusque dans le val Ferret pour remonter vers le Grand Col Ferret. Sur notre gauche les glaciers de Pré de Bar et du Dolent. De jeunes américains nous doublent en ahanant. Visiblement ils sont « au taquet ». Tout au long de la montée, nous les dépasserons chaque fois qu'ils s'arrêteront pour reprendre leur souffle. Rien ne sert de courir en montagne. Au col nous sommes en Suisse. Ces grands cols sont empruntés depuis l'antiquité car ils représentaient les seules voies praticables pour aller de vallée en vallée.

 

 

6ème jour : Gîte de la Peule / Champex Lac au gîte-hôtel « Le Club Alpin »

Il bruine ce matin et le brouillard laisse peu de visibilité. Nous décidons en conséquence de descendre à Ferret (1 heure) et de prendre le bus jusqu’à Champex Lac. Superbe endroit que les suisses appelle le Petit Canada.

 

 

 

Champex Lac

 

7ème jour : Champex Lac / Trient.

Le temps s’est amélioré mais les nuages cachent toujours les sommets. Nous décidons donc ne ne pas emprunter la variante de la Fenêtre d’Arpette et de passer par Bovine. Passage (en descente) du col de la Forclaz et descente sur Trient, arrivée au gîte « La Gardienne ». Le repas du soir est chaleureux tous réuni autour de la table familiale. Angela, avec son doux sourire, est seule pour faire tourner sa boutique. Pendant les vacances, ses enfants l’aident.

 

 

 En allant sur le Brévent, au fond le Mt Blanc

 

  

8ème jour : Trient / Argentière.

Nous passons par la variante de Catogne. La grimpée, nous dit Angela, est plus belle que par le col de Balme. Sur la ligne de crête du col, nous sommes de nouveau en France. Tous les refuges de Tré-Le-Champ sont complets. Nous avons retenu une chambre à l’hôtel « Le Dahu » à Argentière. Nous retrouvons le grand confort avec plaisir : Douche chaude à volonté, un bon restaurant le soir. Nous passons l'après midi dans le lit, comme des blaireaux, à regarder le mariage princier à Monaco.

 

 

 

 

9ème jour : Argentière / Refuge de la Flégère.

Nous partons directement d’Argentière, direction le lac Blanc, dans le massif des Aiguilles Rouges. Nous sommes seuls sur le chemin, il fait un temps magnifiques. Au chalet de Cheserys, vers 10h00, alors que nous « cassons la croûte », nous nous retournons pour voir un jeune bouquetin qui broute à quelques mètres de nous. Il se laisse complaisamment photographier. Au fur et à mesure que nous montons, nous rencontrons de plus en plus de monde. C’est bientôt une longue procession qui monte vers le lac. C’est habituel ici paraît-il, un dimanche de juillet. Au lac Blanc, il y a plusieurs centaines de personnes, cela arrive du Brévent, de Planpaz, on entends de partout des gamins qui chialent parce qu’ils auraient préféré rester devant la télé, des « Oh that’s great », des « Wunderbach » des « monkimonoébo » (ce qui doit signifier « sympa ce coin » en japonais)

Nous redescendons vers le refuge de la Flégère. Beaucoup de monde en terrasse, l’arrivée du téléphérique du même nom est juste au dessus. (C’est l’un des moyens d’écourter le TMB) A 17h30, miracle, le téléphérique s’arrête, le bruit cesse, tout le monde est parti, nous ne sommes que sept randonneurs dans le refuge. Le coucher de soleil sur le Mont Blanc est superbe.

 

 

Coucher de soleil sur le Dôme du Gouter et le Mont Blanc, vu de la fenêtre de notre chambre au refuge de la Flégère

 

10ème jour : La Flégère / Les Houches.

Tôt le matin, nous marchons sur le balcon du Mont Blanc, toujours sur le TMB. Nous arrivons rapidement à Planpraz et montons vers le Brévent. Nous avons le sentiment que le Mont Blanc, le Dôme du Goûter et l’aiguille du Midi sont tout près.

La descente vers les Houches (près de 1600 m) fait mal aux genoux. Nous regrettons de ne pas avoir laisser la voiture à l’arrivée de la piste car la traversée des Houches nous paraît fastidieuse.

 

C’est fini.

 

 

 

4 - Le matériel :

 

 

- La différence avec la rando de Papa (notre époque) se situe dans la légèreté des équipements et le confort. Nos sacs avec tout le matériel pesaient moins de 5,5kg. Avec l'eau et les repas, moins de 10kg.

- Nos sacs de 32 litres ont été suffisants (Nous étions tous les soirs en refuge)

- Nous expérimentions des chaussures de rando basses type marche d’approche. Nous en sommes contents.

- Chemise de trek manches longues et pantalon de marche jambes longues pour moi, les dames soignent le bronzage. Beaucoup marchent en short et tee-shirt en s’exposant à de spectaculaires coups de soleil.

- Bâtons de marche. Nous étions assez réticents sur ce que nous considérions comme un effet de mode. En fait les bâtons apportent un réel plus tant en montée qu'en descente.

 

 

Composition du sac :

  

 
Composition du sac Poids en g
1 sac à dos 32 litres 1550
1 veste 3 couches 380
1 polaire 380
1 tee-shirt 120
2 slips 100
1 short de randonnée 260
2 paires de chaussettes 120
1 bonnet 60
1 paire de gants 120
1 poncho 320
1 paire de lunette de soleil 20
Trousse de toilette et pharmacie (Pour deux) 390
  Mini savon
  Shampooing (en échantillons)
  Écran total
  Mini brosse à dent + dentifrice
  Produit pour les lèvres
  Aspirine
  Anti-inflammatoire
  Pansements
  Produit liquide contre les ampoules
  2 mini serviettes de toilette
1 téléphone portable et son chargeur 140
1 appareil photo et son chargeur 300
1 couteau / couvert 100
Sac à viande 140
Papiers / Carte de crédit 200
Papier toilette 50
Carnet de voyage + crayon 120
2 cartes IGN 200
1 guide du TMB 200
1 lampe frontale 90
Ficelle 100
1 boussole
1 couverture de survie
TOTAL : 5460


19/07/2011
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